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dimanche 1 octobre 2023

J'ai planqué mon premier roman à la vue de tous chez Amazon

J'aurais adoré vous dire que je l'avais planqué à la FNAC, mais la fonctionnalité de stockage n'y existe pas. Donc partons chez Amazon.

Mais d'abord, pourquoi planquer un roman? Pourquoi à la vue de tout le monde?

En fait, il s'agit plutôt d'un petit exercice de pensée pour tester la résistance d'un tel procédé (et je compte sur vous pour des retours 😉) .

L'idée repose sur 3 fonctionnalités présentes chez Amazon (mais aussi ailleurs très probablement) :

  1. le système de liste personnelle (publique dans mon cas) et des commentaires associés
  2. le système de notation des clients qui, raisonnablement, s'établit entre 1,00⭐️ et 4,99⭐️

Pour ce deuxième point, il est à ma connaissance impossible que la note d'un produit soit inférieure à 1⭐️ et extrêmement improbable qu'une note de 5⭐️ persiste au-delà d'un nombre "raisonnable" d'évaluations.

Pour le premier point, la capacité d'ajouter une note personnelle à un article dans une liste n'est pas présente à la FNAC. Sur Amazon, on dispose de 250 caractères.


L'expérience de pensée débute maintenant.

Supposons que j'arrive à mettre dans ma liste des articles ayant tous une note différente (en utilisant donc toutes les notes possibles entre 1,00 et 4,99). Combien d'articles aurais-je dans ma liste? Exactement 400.

Pour chacun, j'utilise les 250 caractères offerts (Amazon a de la place sur ses serveurs - peut-être pour être à "l'écoute" de ses clients 🤭). Cela m'offre donc 100Ko de stockage (par liste). Et 100.000 signes, c'est la taille d'un premier roman (je ne m'appelle pas Pierre Lemaître, donc le premier roman ne fera pas 600 pages).

Parfait, j'ai donc trouvé de quoi stocker mon roman chez Amazon.


Et si on le planquait?

A ce stade, le roman-liste est en clair (dans les commentaires de ma liste de 400 articles). Pour le cacher un peu, il faudrait le chiffrer. On va s'apercevoir que grosso modo, le chiffrage ne va pas changer la taille initiale.

Toujours en expérience de pensée (je n'ai donc pas vraiment mené les étapes suivantes pour cet exercice précis), voici les étapes que l'on pourrait suivre pour le chiffrer :

  1. on part d'un texte brut (donc un fichier .txt, pas un word - mais pour un roman, c'est exactement ce que l'on fait). Appelons T sa taille en octets.
  2. on le compresse (le texte se compresse très très bien). On obtient une nouvelle taille de T x 0,7 (compression de 70% en moyenne). On obtient du binaire.
  3. on le chiffre (avec l'algo que vous voulez, par exemple AES ou mieux) : cela ne change rien aux caractéristiques précédentes : la taille reste peu ou prou la même (à quelques octets de padding près) et c'est toujours du binaire. On a donc toujours une taille de T x 0,7
  4. on translate le binaire en texte (les champs commentaires d'Amazon n'accepteront pas du binaire). En moyenne, cette opération augmente la taille (la ratio binaire/texte est en moyenne de 70%). On obtient donc un bloc de texte de taille (T x 0,7) / 0,7.
Donc cette opération de "planquage" ne nous a rien coûté en taille (dans le détail, on s'apercevrait certainement qu'on a perdu une capacité de max 1 bloc de 250 octets - on va négliger cela pour la suite)

Notre roman-liste est donc constitué de 400 blocs "numérotés" (de 1,00 à 4,99) de texte chiffré.

Le temps comme dernier ingrédient

Les plus attentifs lecteurs/trices auront constaté que j'ai évoqué plus haut 3 fonctionnalités. Et jusqu'ici notre dispositif n'en utilise que 2 (les listes commentées et le système de notation).
La dernière "fonctionnalité" est le temps. Elle n'est pas réellement fournie par Amazon, mais plutôt par les utilisateurs. Au cours du temps, les notes changent (au gré des évaluations successives des visiteurs). Et donc les articles de notre liste bien ordonnée (une partition totale on dit en maths de mémoire) vont progressivement changer de note (on peut soupçonner que les extrêmes vont peu varier - mais cela ne change rien à ce qui suit). Donc non seulement les numéros des blocs vont évoluer, mais plusieurs articles vont se retrouver avec la même note - le tout continuant d'évoluer d'un jour à l'autre.
Les blocs de notre liste bien ordonnés vont donc se retrouver bien mélangés. Ce qui induit un chaos supplémentaire (en plus du chiffrage donc).
Et à la fin, on se retrouve avec un roman-liste indéchiffrable 😱 : en effet, comment retrouver l'ordre initial? Il a disparu avec le temps (on va supposer que les articles ont tous été ajoutés dans la liste en même temps, ou bien que l'ordre chronologique des ajouts n'est pas lié à l'ordre des notes). On se retrouve avec 400 blocs de textes sans ordre : pour retrouver le roman initial, il nous faudrait retrouver le bon ordre (400! possibilités >> 10^800 quand même) et posséder la bonne clé de déchiffrement...
Et même le créateur du roman-liste ne pourra pas retrouver son roman d'origine.
Voilà comment j'ai planqué mon premier roman à la vue de tous sur Amazon... 

Merci d'avoir perdu du temps en pérégrinations hasardeuses.

mardi 16 mars 2010

iPad: a coffee table machine

The iPad has been announced for a while and is soon to be released. I just realised that I did not post any of my thoughts on that device. Here we are.
At first, I was disappointed because I expected another OS to run on it (MacOS-like for short).
Then, I let my friends and colleagues convince me that sharing the same OS as the iPhone/iTouch will be great and is visionary.
Ok, I took that for granted and moved to finding a real differentiator with the rest of the iP* family. Quickly, it appeared to me that it would be a perfect device to leave on the coffee table to replace the pile(s!) of magazines/newspapers that are cluttering the place.
Indeed, to me, it makes a great move forward for that kind of usage. But first, let me state that I'm not fond at all of eReaders of all sort: I really prefer read my books on printed paper. I do understand that travelers appreciate the eReaders for the convenience they bring to their trips: no more heavy weighted luggages (or at least no more burdened ones by printed books: the travelers/commuters I know that switched to eReaders are often hungry readers!). But my reading experience of books (still?) needs to go through a "real" (old style) book.
That stated, back to the iPad.
Reading a magazine is not the same experience (not the same "isolation" from the world, not the same dedicated reading duration, ...). And thus can really take advantage of moving to the digitalized world (which has almost already completely occurred during the past years: just look at how much the newspapers sales have dropped, and still do.)
But furthermore, it can provide a real additional benefit to the reader: you can receive update, you can go through videos, animations, dynamic graphs and other data visualizations to complement the traditional text+still image (hum hum, I guess I go a little bit too far too quickly since we do not have Flash on the iP* family... But let's guess this will be overcame thanks to dedicated Apps for reading magazines; which something we already saw with the iPhone/iTouch: eNewspapers moved from Web-dedicated-site to a dedicated-App ).
So definitely, for such an usage, I could be a potential buyer (and I must add that the "low" price greatly helps).
What still puzzles me: how much do I need the embedded 3G? Should not I stick to the WiFi for such usage? I guess so (although when I travel or I am on vacations, I could benefit from such a 3G connectivity...)

vendredi 1 janvier 2010

Made to stick: réveiller son cerveau droit



Prolégomènes : au sortir de mes études, j'ai passé un certain nombre d'entretiens d'embauche, n'arrivant pas vraiment à me décider... Presque par hasard, je postule dans un cabinet de conseil (absorbé par la suite par Cap Gemini). La veille de l'entretien, j'apprends que ma belle-famille connaissait le DRH dudit Cabinet. Appelé, il demande auprès de qui suis-je convoqué. Monsieur untel. Oups nous dit-il. Ce Monsieur est plutôt orienté "psy". Veux-tu que je l'appelle? Non merci pas la peine, je vais me débrouiller tout seul. (Bon, évidemment, il l'appelle. L'autre réagira en "psy" car, au milieu de l'entretien, ex abrupto, il me demande pourquoi j'ai fait intervenir le DRH... Voilà gars, débrouille-toi maintenant!). Mais ce recruteur m'a marqué au fer rouge pour tout autre chose; en 30 minutes, il m'a littéralement passé au scanner et m'a dit à la fin "méfiez-vous de ne pas vous laisser entraîner par votre tendance à préférer la forme au fond". Sous-entendu, la forme pour un ingé, c'est "beurk".
Lien avec le livre : or voilà que la forme en serait pas au fond si inutile que cela. A lire "A Whole new mind", la forme serait le tendance de fond pour le XXIème siècle. Dans un marché de masse saturé et planéto-média-globalisé, les produits qui s'en sortent le mieux doivent être Beaux. Ouf, revanche des cerveaux droits sur les gauches.
Et même si je suis un pur produit d'une éducation cerveau gauche (avec comme point d'orgue la remarque du recruteur), je me sens une certaine orientation bicéphale. Bon ok, comme tout le monde! Mais quand même.
Brèfle, ce genre de livre vous rééquilibre les neurones en les synapsant un peu plus à droite. Que du bon...